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POEMES DE JEUNESSE

L'adolescence est une période faste pour les épanchements du coeur, les idées noires et pour refaire le monde que nous ne connaissons presque pas.

Je me suis beaucoup épanché, j'ai beaucoup névroté et beaucoup pensé.

Mon Professeur de Français devait être aussi romantique et sombre que moi car il aimait mes poèmes et mes écrits de tous poils.

Avec son aide nous avons failli les éditer.

Quand je les relis maintenant, avec le recul, je suis très critique.

Mais à l'époque ils étaient le reflet de mon âme tourmentée.

Soyez donc très indulgents et mettez vous dans le contexte :

-  Internat géré par des frères,

-  Retour à la maison tous les 15 jours,

-  Dortoir de 50 loustics,

-  Douche commune 1 fois par semaine,

-  Repas médiocres,

-  Promise cuitée bien avec les rares amis, moins bien avec les autres, mauvaise avec certains,

et là l'adolescence qui se pointe, enfin vous voyez le décors.

Alors voyez le résultat.

 

Un jour une âme traitresse

Dans un corps démoniacal

Vit une belle deesse

Et s’en éprit comme du « mal »

 

L’esprit de la mâle bête

S’examinant se vit sâle

Et jura de faire nette

La place de cette gâle

 

Vite tout cela fut fait

Lors d’une rencontre, pâle,

La belle et la bête
MEYZIEU Année 1962
Orient
CHAVANOZ 21Juillet 1964

L’esprit fut beaucoup moins laid

Son âme beaucoup moins sâle.

 

Souvent les Déesses veulent

Pour s’équilirer du « mal »

Se cantonner dans le « veule »

Afin d’être toutes égales.

 

C’est ainsi que sur la dûre

Les amants se sont revus

L’âme était devenue pure,

Et la déesse en mourut

Vue sur l'Eternité
CHAVANOZ Avril 1963

J’aime l’Orient

Pour cette sagesse

Que mon cœur ressent.

 

Douceur sans faiblesse,

Pays sans dément,

Mystiques déesses.

 

Oh respect divin

Emplis de bonheur

Ce pays malin.

 

Tu ravis mon cœur

Comme le filin

Que tisse la peur

 

Soupirs de l’Orient

Que j’aime ton chant

Porté par le vent

 

Si fou, si lent,

Si doux, si prudent,

Si doucement ? …

Oh cri de bonheur

Tu portes ma vie

Vers cette chaleur,

 

Veers ma belle amie,

Plaisir de mon cœur

Douceur d’une envie.

 

Trésors de l’Orient,

Si mystèrieux,

Cris des quatre vents

 

Le voile des Dieux

Cachant les amants

Des regards curieux.

 

Loin de ta chaleur,

Loin de mon bonheur,

Je pleure mon cœur …

 

Si doux, si lent,

Si fou, si prudent,

Si lentement …

La mort est un vaste ilot

Où je prendrai mon repos.

Et toi douce et chère amie

Tu me rejoindras, sans vie.

 

Un jour sans ma pauvre peau,

Je quitterai tous mes maux,

Et tu viendras sans un cri

Te blottir là-bas sans vie.

Nous irons sur tout l’ilot,

Porter paix et long repos,

Et pourtant, ma belle amie

Nous serpns toujours sans vie.

 

Ainsi perdus parmi l’eau

Sans leurs joies et sans défaut

Les hommes et leur tendre amie

S’en iront à jamais sans vie.

Souvenirs d'enfance
Lyon Novembre 1963

L’automne lentement s’effeuille

Mon âme doucement accueille

La paix de la nature en deuil

Qui de l’hiver franchie le seuil

 

Déjà l’écureuil se blotit

Dans son vieil horme dépérit

La chouette, là-haut, se rit

De l’oiseau affamé qui crie

 

Sous la bruyère, le vent siffle ;

Une feuille en tombant, me giffle

Le visage et rapide glisse

Sur le sol dépouillé et lisse.

 

Déjà le jour n’est plus présent

La nuit rapidement s’étend

Sur le chagrin d’un pauvre enfant

Qui pleure là-bas sur le banc.

Les pauvres gens
Lyon Décembre 1963

Ne pleure pas pauvre dément

Et vis et meurs, reconnaissant

Quitte toujours, sans te soucier,

De ton malheur, de ton péché.

  Oh viens donc, pauvre homme,

  Bien près de la bête,

  Te blottir, et donne

  L’esprit que tu guettes.

 

Ne pleure pas, sâle dément,

Et cris et ris, en blasphèmant,

Quitte toujour, sans te soucier,

De ton malheur, de ton péché.

  Et viens donc, vîl homme,

  Gémir et pleurer

  Sans raison, sans forme

  Tuer et blesser.

 

Ne pleure pas, triste dément,

Et vis et meurs, tout en riant,

Quitte toujours, sans te soucier,

De mon malheur de mon péché

  Oh viens donc, triste homme,

  Bien vivre et pleurer

  Dans l’antre qui te donne

  La force de penser.

Ne pleure pas, riche dément,

Plais et chante, comme un croquant,

Quitte toujours, sans te soucier,

De ton bonheur, de tes péchés

  Et viens donc, riche homme,

  Jouïr et payer

  La femme qui te donne

  Un cœur pour créer.

 

Ne pleure pas, pauvre dément,

Et ris det meurs, sans te soucier,

De ton malheur, de ton péché,

  Oh ! viens donc vieil homme,

  Dans ton cœur, froisser

  Et fermer l’album

  Que Dieu t’a laissé.

 

Eh oui, tu meurs, pauvre dément,

Ta vie, ton cœur, reconnaissant,

Tu nous quittes, sans te soucier

De nos malheurs, de nos péchés

  Et meurs donc, mon homme,

  Sans cri et sans pleur

  Ton esprit se donne

  Puisque c’est ton heure

Neige tombe, tombe, tombe,

Sur mon cœur,

 

Un flocon en trombe, trombe,

Sans labeur,

 

Qui frise et glace mon âme

En torpeur,

 

Rude et froid comme une femme

De bonheur,

 

Tu es immaculée dans

Ta blancheur,

Neige
Grenoble 4 Décembre 1964

Et mon cœur est chassé dans

La froideur,

 

Ses pas lourds et las qui tachent

De noirceur

 

Ta littière blanche, lâche…

Triste horreur,

 

Et tombe, tombe la neige

Sur ce cœur.

 

Waterloo perdu, il neige

Du malheur.

Extase
Grenoble 4 Décembre 1964

Le peintre pose

Un doigt de couleur,

Le cœur jaillit

Ainsi tout à coup

 

Le peintre pose

Un rien de couleur

Voilà mon âme

Toute découverte !

 

Le peintre pose

Un doigt de couleur

Je suis à nu,

Non, non, pas de ça

 

Le peintre pose

Un rien de douceur,

Je me découvre

Tiens, Pourquoi cela ?

Mon peintre pose

Son corps sur mon cœur

Oh mon amie

Douce et puis belle …

 

Mon peintre rose,

Immense langueur …

Rose qui n’ose

Me donner son cœur …

 

Mon peintre pose

Sa bonté de cœur,

Mon âme n’ose,

Sans un brin de peur

 

Mon peintre pose

Un rien de chaleur …

Je suis heureux,

Dieu, cela fait peur

L'allumette
Grenoble 25 Mai 1965

Une allumette

C’est tout un poëme

C’est une vierge stylisée,

Ou bien une étincelle d’espoir

C’est un souvenir tout frais

Qui va s’évanouir

C’est un amour ardent

Qui dûre le temps d’un plaisir,

C’est un peu de jour

Dans le noir d’une vie,

C’est un instant de bonheur

Pour celui qui a froid

Et une contenance

Pour celui qui se croit

C’est le symbole de vie

Et celui de la mort

Voilà du feu si je t’ai haïs

Maintenant, il n’y a plus de tort

Ville
Grenoble Décembre1963

Ville, tu es une folle,

Tu ris, tu pleures et tu voles.

Ton orgueil et ton amour

Tuent ma bonté sans détour.

 

Au long de ta dure vie

Maintes belles, moi, mon amie,

Parmis d’autres ont vite fuit

Ton air que tu as pourri.

 

Tu tues et tu rends esclave,

Cet homme écumant de bave

Contre toi au ciel se plaint

 

Mais plus fière ncore, tu viens,

Vainqueure du mal et du bien

Ecraser cet homme bien vain