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POEMES de 2018
INTRODUCTION

Ce n’est pas simple de trier des poèmes, les miens ou ceux des autres. J’ai choisi la chronologie et parfois, hier et aujourd’hui, sont, l’un proche de l’autre, pour appréhender, ce qui fut et ce qui est, sans succomber a la facilité de dire, je fus innocent et ignorant et je suis expérimenté et compétent. Non rien de tout cela. Simplement en vieillissant, avec le temps, les mêmes causes n’ont pas les mêmes effets. Ce qui s’appelle l'expérience, et qui est toute personnelle et spécifique pour chacun, produit, en poésie des réactions bien différentes, plus modérés, plus ouverte, plus pondéré, plus compliquées, en fin de vie, qu’à 15 ans. Mais tout aussi sincères et venues du plus profond de mon coeur. Je vous laisse errer dans « les limbes du coeur » puis dans « Maintenant et ailleurs ».

V O U S
Le 2/06/2018 Mariage de Tiphaine et Stéphane

C’est ainsi que petit à petit l’oiseau a fait son nid

C’est l’Amour qui jours après jours fabrique des toujours

C’est la vie qui poursuit et poursuit encore les amis

C’est le parcours sans retour toujours trop court

 

Depuis là haut il veille pour que notre destin soit beau

Là, par lui, les amoureux unis sont des coeurs purs

Le chemin est semé d’embuches et de vains idéaux

Pacotilles, quand on est deux, la route est toute de verdure

 

Les pièges de la vie sont plus simples a éviter a deux

Que de bonheur présents et futurs s’annoncent a deux

Que de projets, que de voyages, que de buts a deux

 

Rien ne résiste, ni vents ni tempêtes quand on est deux

On fonce, droit devant, vers demain, quand on est deux

A l’horizon parait un monde meilleurs quand on est deux

L'INSTANT
CRECHE sur SAÔNE Le 3/06/2018 

Nul besoin de regarder derrière, pour se sentir heureux

Mais ce n’est pas une raison suffisante pour cultiver l’oubli

Nul besoin de construire des châteaux en Espagne, fabuleux.

Mais il est tout de même utile de construire un avenir dans la vie

 

 

Alors où est ce bonheur que nous recherchons tous avidement

Inaccessible et virtuel, idéalisé ou simplement un bel espoir

Serait ce l’Arlésienne ou une allégorie de l’esprit évidement

Pas simple de faire un choix dans ce monde triste et noir.

 

 

Pas besoin de se fatiguer non plus en grandes réflexions

Un instant vous suffira pour saisir du doigt l’extraordinaire façon

De vivre avec joie, un grand bonheur, car la seule véritable dimension

 

 

De notre univers qui tend, loin, la haut, vers l’horizon

Inexorablement, c’est pour une seule et véritable raison

C’est le présent, fugace, là, de suite, dans ta maison

BRUMES DU MATIN
& BRUMES DU SOIR
VAYLATS Le 6/09/2018 

BRUMES DU MATIN

 Un premier cri, un premier bol d’air, un premier bain, c’est bon.

Un premier sourire, une première larme, un premier chagrin, c’est con

Un premier geste, un premier désir, un premier amour, c’est bon

Un premier refus, une première peine, un premier désespoir, c’est con

Et du premier jour au dernier, joies et peines se suivent, c’est ainsi

Depuis toujours on aime et on souffre, plus ou moins longtemps, c’est fini.

   

BRUMES DU SOIR

 Parfois me voyant dans la glace, le spleen me prend

A la vue de l’outrage des ans, reflet implacable de ce qui est

Quand on croit encore être ce qui fut, voyageur du temps

Vaincu par l’incroyable combat des microbes presque parfaits

Que nous sommes, inconscients de notre petitesse

Et orgueilleux du peu que nous sommes dans notre détresse

Peu d’espoir dans ce constat, tristesse et mélancolie

Tourments et destructions, l’avenir est bouché puisque sans espoir

Que faudrait il à cette machine presque parfaite, qu’est l’homme,

Pour continuer le chemin qui se referme chaque jour un peu plus

Devant nos pas chaque jour plus lourds et plus douloureux?

Il ne fait pas bon voir son enveloppe charnelle vieillir

Et se dégrader, alors que la tête fonctionne de plus en plus vite

De mieux en mieux, avec plus de justesse et de profondeur

L’un est il la conséquence de l’autre, le fruit de l'expérience de la vie

Ou est ce la frousse viscérale de la disparition fatale et programmée

De tout ce qui compose notre vie,  nous même y compris.