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POEMES de 2008 à 2017
"Le moulin"
Le 16/01/2017

(Version longue)

Combien de vents et d’alisés ont gonflé ma voilure

Aux temps anciens ma meule produisait la farine la plus pure

Nourissant généreusement les habitants de notre beau village

Où le couvent recevait alors les jeunes élèves de tout age

C’était les temps anciens, ni mieux ni pires que maintenant

Même si je repense souvent au blé tendre, fameux froment

Donnant les meilleurs pains que l’on croquait à pleines dents

Fini aussi le grincement de mon axe de voile et des pignons

Le peu qui reste est voué au gites de centaines de pigeaons

Tant tourmentés par la violence des rafales du vent d’Est

Je coule une retraite bien méritée, sauvé d’un sort funeste

Par mon aimable propriétaire à qui j’offre ma prestance

En mémoire d’un passé de travail, honnore moi et danse

(Version courte)

Combien de vents

Combien d’alizés

Ont gonflés mes voiles

Aux temps anciens

Fini les froments gras

Les miches croustillantes, fini

Fini le grincement de mon axe de voile

Je suis à la retraite et j’offre

Ma majestueuse prestence

À mon aimable propriétaire

Toutes les années se suivent et se resemblent, ou pas.

Les gens se séparent, se quittent, se retrouvent, ou pas.

Tout changer, c’est rajeunir, ou bien tout perdre, ou pas.

Rien ne nous pousse, on avance, puis on recule, ou pas.

 

Mais c’est un choix bénéfique et passionnant, tu ne crois pas.

Des projets un peu fous, qui nous bousculent, tu ne crois pas.

Un vent en poupe de force sept souffle sur notre vie, tu ne crois pas.

A chaque instant le navire peut démater, tu ne crois pas.

 

Pas simple de garder le cap, le compas s’affole, j’en conviens.

L’océan de ma vie, nous engloutirait bien, j’en conviens.

Un ciel à la Eugène BOUDIN menace l’avenir, j’en conviens.

Impressioniste avant l’heure, mais précurseur de génie, j’en conviens.

 

Qui n’ose rien, n’a rien, proverbe universel, et c’est bien.

Alors, le bonheur d’avoir osé est entier, et c’est bien.

L’herbe est plus verte ailleurs, il faut voir, et c’est bien.

J’essaie de changer, plus rien ne me retient, et c’est bien.

Changement
Le 2/11/2017
RETOUR vers le PASSE
A suivre
Le 23/12/2012

Marche, marche, au loin jusqu’à l’infini

Au bout de la jetée découvre le bout du chemin

Cour, cours, et vas jusqu’à lui

Il t’attend à l’horizon où se trouve demain

 

Marche, marche, là-bas vers ta destinée

Tu ne sais où demain, l’avenir t’attend

Ni pourquoi un jour d’hivers tu es né

Crois en ton étoile qui brille au firmament

 

Maintenant laisse toi porter par le grand vent

Et enfin, du matin jusqu’au soir

Remplis tes jours de bonheur et de gloire

 

La vie offre encore de grands espoirs

 Donnons lui le temps de voir comment

Vivre et aimer jusqu’à la nuit des temps

Constat
Le 25/11/2011

Cinquante ans séparent mes premiers poèmes de ceux-ci

Mais ils sont animés par la même pensée : l’amour est éternel

L’homme, lui, ne l’est pas, heureusement, c’est bien ainsi

Tout n’a de valeur que par les limites inconnues de la vie

Au départ je ne pensais pas atteindre les vingt ans,

C’était si loin, puis ce fut au tour des trente et quarante ans

Il me fut inimaginable de concevoir, ne serait ce qu’un instant

De passer allègrement le cap fatidique des cinquante ans

Et pourtant j’en ai soixante sept et bien qu’un peu fragile

J’ai une vie bien remplie, chargée de joie, loin d’être tranquille

Active à souhait, tournée vers ceux que j’aime, c’est pile

Ce que j’ai toujours souhaité. Ca va beaucoup trop vite, elle file

Sans espoir d’en ralentir le cours, de faire une petite pause

De se dire : faisons le point, essayons de savoir de quoi on cause

Non, pensez vous, je fonce à toute allure afin de prendre ma dose

De bonheur et de sensations fortes et d’amour, une vie rose

Quoi, rien de plus, mais la viande vieillit si l’esprit s’affine

Le corps se détériore, alors que l’esprit se sublime

Je ne pense pas avoir perdu la sincérité du cœur, et en prime

Les sentiments sont plus vrais, plus profond, plus de déprime

Je n’ai plus le temps de compter les chagrins et les peines

Pour ce qui me reste à vivre j’abandonne toute haine

Laissons filer les instants comme les femmes laissaient filer la laine

En fait la vie procure la sagesse et ça pour moi c’est une vaine

Demain,
tendre la main,
voeux
Le 30/12/2008

Pour l’année 2008, c’est fini, et celle qui arrive va être dure,

Tout le monde le dit, à nous de les faire mentir,

Leur montrer à tous qu’on a gardé notre esprit pur

Et ainsi contre vents et marée, peines et souffrances, éviter le pire

 

Il est temps d’être solidaire, de regarder amicalement son voisin

Faire la paix sans compter et enfin savoir pardonner

Les défauts et les erreurs, aider chacun à accomplir son destin

Aider les déshérités à relever le nez, à vivre, à espérer

 

Pour nous tous, pourvus et insatisfaits, prendre conscience

De notre chance, de notre bonheur, de la vie dorée qui est la notre

Faire le point de ceux que l’on aime, les soutenir en toute confiance

Dans leurs efforts, contre leurs faiblesses, en faire, de la vie, les apôtres

 

Par tous les moyens, donner la joie et le bonheur à notre famille

Prendre en charge ses proches et les aimer tant qu’on le peut

Pour l'année 2009 et celles qui suivront, cesser de voir l’escarbille

Dans cet œil, ouvrir notre cœur et notre âme et enfin les yeux

TOI
Le 30/12/2007

Marche, marche, au loin jusqu’à l’infini

Au bout de la jetée se trouve le bout du monde

Cours, cours, et vas jusqu’à lui

Il t’attend à l’horizon du ciel et de l’onde

 

Marche, marche, là-bas vers ta destinée

Tu ne sais où demain, l’avenir t’attend

Ni pourquoi un jour ordinaire tu es né

Crois en l‘étoile qui brille au firmament

 

Laisse toi porter par le grand vent

Et enfin, du matin jusqu’au soir

Il n’y aura plus jamais de nuit noire

 

Le monde a encore devant lui de grands espoirs

Donnons lui le temps de voir comment

Vivre et aimer jusqu’à la nuit des temps

Pause
Chavanoz Le 25 Novembre 2011

Cinquante ans séparent mes premiers poèmes de ceux-ci

Mais ils sont animés par la même pensée : l’amour est éternel

L’homme, lui, ne l’est pas, heureusement, c’est bien ainsi

Tout n’a de valeur que par les limites inconnues de la vie

Au départ je ne pensais pas atteindre les vingt ans,

C’était si loin, puis ce fut au tour des trente et quarante ans

Il me fut inimaginable de concevoir, ne serait ce qu’un instant

De passer allègrement le cap fatidique des cinquante ans

Et pourtant j’en ai soixante cinq et bien qu’un peu fragile

J’ai une vie bien remplie, chargée de joie, loin d’être tranquille

Active à souhait, tournée vers ceux que j’aime, c’est pile

Ce que j’ai toujours souhaité. Ca va beaucoup trop vite, elle file

Sans espoir d’en ralentir le cours, de faire une petite pause

De se dire : faisons le point, essayons de savoir de quoi on cause

Non, pensez vous, je fonce à toute allure afin de prendre ma dose

De bonheur et de sensations fortes et d’amour, une vie rose

Quoi, rien de plus, mais la viande vieillit si l’esprit s’affine

Le corps se détériore, alors que l’esprit se sublime

Je ne pense pas avoir perdu la sincérité du cœur, et en prime

Les sentiments sont plus vrais, plus profond, plus de déprime

Je n’ai plus le temps de compter les chagrins et les peines

Pour ce qui me reste à vivre j’abandonne toute haine

Laissons filer les instants comme les femmes laissaient filer la laine

En fait, la vie procure la sagesse et ça, pour moi, c’est une vaine.

L'Avenir
Chavanoz Le 27 Décembre 2015

Vogue le bateau de ta vie vers le destin

Qui t’attend, sagement au détour du chemin

La bonne fortune sera peut-être là

Bien cachée au plus profond de ton coeur si las

 

On dit que les années qui passent nous donnent

La sagesse, les pensées qui papillonnent

L’ouverture d’esprit, les idées nouvelles,

Amour du prochain et refus des querelles

 

Mais comment agir face à l’incompréhension

Face à la bêtise du fanatisme

Face à la plus coupable des démissions

Face à ceux qui devraient être altruistes

 

Et qui lâchement s’avèrent égoïstes

Réveillons nous afin d’éviter le schisme

Ensemble nous devons garder l’espoir fervent

De vivre sereinement, le bouleversement.

Tombe, tombe, tombe la neige, disais-je en 64.

Comme tu le vois, rien n’a changé, ou plutôt tout,

Nous avons en fait, fait grande place dans l’âtre,

Et vaincu les cauchemards les plus fous

 

Tout changé pour finir notre temps ici bas

Du mieux possible, entouré surtout de vous

Les amis d’aujourd’hui, qui seront toujours là.

Pas le temps d’être las, le plus gros, avant vous, 

Etant passé, reste dans la vie à se débattre,

Avec les maux chaque jours renouvelés

Qui doucement mais surement vont croitre.

La sagesse est d’apprécier la chance d’être encore aimé.

 

Tombe, tombe la neige, sur le Causse du Quercy

Tombe, tombe la neige, sur mon cœur fatigué

Ta blancheur donne au paysage une grande inertie,

Et au monde, des bruits et des mouvements feutrés

Tout s’atténue, tout ralenti, tout prend du recul

A l’approche du fatal instant de la libération

De notre esprit, de ce monde engourdi, et on bascule,

Corps perdu et âme prête, à de nouvelles idéations

 

Tombe, tombe, tombe la neige,

Waterloo perdu, il neige.

Et la musique de Gustav MAHLER

Tombe comme le voile du malheur.

 

Frimas
Vaylats Le 4 Décembre 2017